Invitée dans l’émission « Bonsoir Bruxelles » du 4 février 2026, présentée par Fabrice Grosfilley sur la chaine régionale BX1, Sophie Wilmès est revenue longuement sur l’état de la relation transatlantique avec les États-Unis, sous le deuxième mandat du Président Trump.

Face à l’imprévisibilité de l’Administration américaine actuelle, elle a rappelé l’importance de travailler à l’autonomie stratégique de l’UE pour que l’Europe ne soit « pas trop dépendante d’une région ou d’une autre, au risque d’introduire un déséquilibre dans la relation » avec les États-Unis ou d’autres pays-tiers. Selon elle, cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut plus considérer les Américains comme des partenaires, ni renoncer définitivement au commerce international.

Elle estime, par ailleurs, que l’accord commercial trouvé en août 2025 entre l’Union européenne et les États-Unis est déséquilibré, un état de fait dont les Européens auraient pu se contenter si cet accord leur apportait au moins de la stabilité et de la prévisibilité ; ce qui n’est visiblement pas le cas. On a pu le voir encore récemment avec la question du Groenland. Dans de telles conditions, Sophie Wilmès estime que le Parlement ne devrait pas se précipiter pour valider les modalités de cet accord et y apporter les changements nécessaires pour, ainsi, conserver un levier.

En tant que Vice-présidente du Parlement européen en charge des relations avec les autorités belges, Sophie Wilmès a évoqué brièvement la rénovation du bâtiment Paul-Henri Spaak, à Bruxelles ; bâtiment dans lequel se trouve l’hémicycle. Elle confirme la volonté d’avoir une inauguration de la nouvelle salle des plénières d’ici le bicentenaire de la Belgique, en 2030. Elle souligne également qu’elle a défendu lors des discussions internes le maintien des séances plénières additionnelles à Bruxelles, même pendant les travaux.

Pour revoir l’émission dans son intégralité : https://bx1.be/emission/bonsoir-bruxelles-17/